— par Lili L. et Quentin M.

            La réforme du baccalauréat entamée par le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer au début du mandat Macron, en 2018, est sujet de contestations violentes depuis plusieurs mois. Mais en quoi consiste vraiment cette réforme ?

‘‘Il n’y aura plus de série en voie générale mais des parcours choisis par chaque lycéen en fonction de ses goûts et de ses ambitions.’’ Ministère de l’Éducation Nationale

Modernisation de la série générale

La série générale est totalement modernisée et réorganisée. Les séries générales L, S, ES. n’existent désormais plus : l’élève détermine son propre parcours avec les spécialités qu’il a choisies afin de s’orienter au mieux dans son futur parcours professionnel. Il est désormais possible, par exemple, de combiner une spécialité en langue vivante avec des spécialités en mathématiques et en physique, association auparavant impossible dans la configuration des séries S et L. Ces spécialités, au nombre de 3h chacune en Première, passent à 6h en Terminale. Malgré tout, des matières communes sont obligatoires : Enseignement scientifique, Histoire-Géographie, LV1, LV2, EPS, et Français (Philosophie en Terminale) ; et les Mathématiques, n’existant plus dans le socle commun, peuvent être prises en option hors spécialité (Mathématiques Complémentaires/Expertes). De plus, l’orientation est désormais mise en avant avec des séances régulières avec le professeur principal.

Des épreuves désormais espacées

Autre grand changement du nouveau baccalauréat, toutes les épreuves ne sont plus en fin de Terminale – ce qui créait un stress supplémentaire pour les élèves – mais réparties en Première et Terminale. Les notes du contrôle continu (épreuves communes de contrôle continu – E3C et bulletin scolaire) comptent pour 40% de la note du baccalauréat. Les épreuves étalées en Terminale (deux spécialités, grand oral portant sur un projet de spécialité, philosophie) ne constituent plus que 60% de la note du bac.

Une réforme contestée

Malgré cela, cette réforme demeure contestée, les lycées publics et privés ne disposant pas toujours des installations nécessaires à toutes les spécialités. Il se peut donc que l’élève ne puisse pas suivre les spécialités choisies. De plus, les professeurs mobilisés dénoncent une « inégalité » qui se creuserait entre les élèves selon leur réussite ou non, notamment avec la plateforme Parcoursup qui prend davantage en compte les résultats scolaires pour l’entrée dans le supérieur, obligeant le lycéen à avoir les meilleurs résultats possibles.

 

 

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