À notre époque, de plus en plus de personnes sont sensibilisées à la conservation de la planète. Le problème de la pollution fluviale et maritime subsiste, et de nombreuses formes de pollution sont malgré tout bien visibles : des marées noires aux pollutions fluviales, quelles sont les conséquences de la pollution des eaux et quelles solutions avons-nous trouvé pour y faire face ?

Depuis maintenant plusieurs décennies, la pollution des eaux est un sujet qui préoccupe le monde entier et dont tout le monde parle. Ces derniers mois, les cas de pollutions fluviales, de marées noires et autres pollutions ont été récurrents un peu partout sur la planète : une marée noire dans l’antarctique Russe, ou plus localement à l’île Maurice, du pétrole dans une rivière de la forêt amazonienne, et même un déversement de béton dans la Seine…

Si ces différents accidents ont fait polémique – bien que l’on puisse difficilement considérer comme un accident le fait de déverser du ciment dans la Seine–, il est nécessaire de connaître les réelles conséquences de ces différents types de pollution, afin de bien comprendre en quoi l’action humaine peut avoir de lourdes conséquences sur la santé de notre planète.

Quelles en sont les conséquences ?

Les conséquences de ces différents types de pollution sont importantes et considérables. Les marées noires, créées le plus souvent à la suite d’un accident maritime (donnant lieu à un épanchement d’hydrocarbures), forment une couche de pétrole à la surface de l’eau. Cette couche, recouvrant une surface importante, affecte autant la faune que la flore aquatiques, détruisant parfois des écosystèmes marins entiers. Malheureusement, bien qu’avec le temps les résidus d’hydrocarbures se décomposent, ils continuent d’avoir des effets néfastes sur les espèces environnantes pendant de nombreuses années.
En privant certains micro-organismes d’oxygène, et en libérant les composants du pétrole (déchets toxiques qui polluent l’eau), elle perturbe la chaîne alimentaire, entraînant donc la disparition de nombreuses espèces par manque de nourriture.
Aussi, les tortues, dauphins, oiseaux, et autres animaux vivant à la surface de l’eau sont pris au piège par la couche de pétrole et finissent, sans intervention humaine rapide, par mourir asphyxiés ou piégés dans la substance collante.
De plus, avec les courants marins, la marée noire peut atteindre les côtes et détruire des écosystèmes entiers, affectant directement les prédateurs qui y vivent, ce qui perturbe l’équilibre de l’écosystème et le met en danger.

SOURCES :https://www.geo.fr/environnement/les-marees-noires-engluent-les-ecosystemes-maritimes-169494#:~:text=Chaque%20mar%C3%A9e%20noire%20constitue%20une,alors%20toute%20la%20cha%C3%Aene%20alimentaire,https://fr.wikipedia.org/wiki/Mar%C3%A9e_noire,https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/video-les-marees-noires-une-menace-pour-les-ecosystemes-marins_3242295.html

Les déchets jetés dans l’eau ou s’y retrouvant à cause du vent et de la pluie provoquent la disparition de nombreuses espèces. Tout d’abord, les emballages en plastique peuvent blesser les animaux marins en étant confondus avec de la nourriture, en les retenant piégés ou même en les étranglant.
Ensuite, la pollution aquatique entraîne une baisse considérable de la quantité d’oxygène dissoute dans l’eau. Ce manque d’oxygène peut notamment provenir des bactéries qui se développent dans l’eau et consomment de l’oxygène en créant de la matière organique (il peut y avoir d’autres facteurs tels que l’augmentation de la température de l’eau, la stagnation de l’eau, le rejet d’eau désoxygénée,…).
Or l’oxygène est un facteur particulièrement déterminant pour l’écosystème marin : avec une quantité d’oxygène dans l’eau trop faible, il devient impossible d’assurer la vie des êtres vivants. Ce manque d’oxygène, en réchauffant l’eau, mène à la prolifération de plantes aquatiques qui consomment à leur tour de l’oxygène, entrainant encore plus de dégâts. De plus, certaines algues nous sont nocives de manière directe, comme lorsqu’elles libèrent des cyanobactéries (empêchant la baignade) ou, plus grave encore, lorsqu’elles envahissent les plages en libérant des gaz hautement toxiques, comme c’est le cas de la Bretagne, limitant la navigation et provoquant la mort des animaux… comme des humains [à lire : Algues Vertes L’histoire Interdite, de Inès Léraud et Pierre Van Hove aux éditions Delcourt, et en libre accès au CDI du lycée, ndlr].
À partir d’une certaine dose, lorsque les êtres vivants les ingèrent ou les respirent, les matières plastiques pénètrent dans l’organisme et nuisent à leur survie ou leur santé. De plus, les polluants qui ne sont pas biodégradables s’accumulent tout au long de la chaîne alimentaire et se retrouvent en petites quantités dans le milieu naturel, pouvant créer des effets toxiques chez des espèces du haut de la chaîne alimentaire.

SOURCES : https://www.eaufrance.fr/les-impacts-de-la-pollution-de-leau#:~:text=Les%20cons%C3%A9quences%20de%20la%20pollution,maladies%20ou%20des%20perturbations%20endocriniennes, http://stationdepurationdufutur.e-monsite.com/pages/la-pollution-de-l-eau/la-pollution-de-l-eau-et-ses-consequences.html

Quant au déversement de ciment dont l’entreprise Ciment Lafarge est accusée, il détruit les lieux de vie et de reproduction d’un grand nombre d’espèces aquatiques en recouvrant la flore, empêchant au passage les espèces de se développer dans un milieu dont la profondeur a été largement modifiée (de 2 mètres d’eau à environ 15 à 30 cm) et en intoxiquant les poissons. La pollution chimique créée par ce déversement de produits chimiques contenus dans le ciment modifie le pH. Certaines espèces, nécessitant un milieu de vie avec un certain pH, sont mises en danger car elles ne sont pas habilitées à vivre dans un pH différent ; cela modifie donc l’écosystème.
Les matériaux contenus dans le ciment peuvent également provoquer des irritations et des brûlures (voire la mort) chez certaines espèces, et même, selon des gardes-pêche, éradiquer la flore  et brûler la végétation aquatique.
En plus du ciment, l’entreprise Ciment Lafarge aurait également déversé des tiges en plastique, qui mettent des centaines, voire des milliers d’années à disparaître. Les poissons les ingèrent et cela peut les blesser ou les tuer. En se désagrégeant,  les matériaux peuvent se transmettre dans la chaîne alimentaire et toucher de plus grandes espèces prédatrices.
La partie du fleuve où le ciment a été déversé est dévastée : plus aucun poisson ni aucune plante n’est plus visible ; l’écosystème a été totalement ravagé.

SOURCES:https://lestransitions.fr/2020/09/04/pollution-de-la-seine-par-lafarge-quelles-consequences/#:~:text=Dans%20les%20eaux%20us%C3%A9es%20d%C3%A9vers%C3%A9es,cela%20engendre%20une%20pollution%20chimique,https://www.bfmtv.com/environnement/beton-deverse-dans-la-seine-a-nanterre-il-n-y-a-plus-de-faune-il-n-y-a-plus-de-vie_AV-201904250006.html,https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/nanterre-du-beton-a-ete-deverse-dans-la-seine-pendant-plusieurs-mois-au-cours-du-chantier-du-rer-e_3412591.html,https://vl-media.fr/la-societe-vinci-construction-a-rejete-du-beton-dans-la-seine/

Quelles solutions ont été trouvées ?

Bien évidemment, la meilleure manière de limiter la pollution marine est de sensibiliser un maximum de personnes afin d’éviter de prendre de mauvaises habitudes. En théorie, il suffit d’apprendre à ne plus jeter nos déchets dans la nature et d’éduquer les futures générations ainsi. Mais lorsque le mal est fait, le retour en arrière est difficile et il est nécessaire de trouver des moyens pour réparer les catastrophes écologiques les plus importantes. Les solutions trouvées sont les suivantes :

Le projet « The Ocean CleanUp »

Ce projet, créé par Boyan Slat en 2013, consiste à placer dans l’océan des barrages flottants dans le but de retenir les déchets plastiques les plus gros (à l’échelle macroscopique). Après un premier échec en début d’année 2019, ce projet a été amélioré pour être plus efficace. Cette idée est une solution plausible et est exploitée par de nombreux ingénieurs, et de nombreuses idées similaires ont également été proposées.

Source : https://theoceancleanup.com/oceans/

Les larves mangeuses de plastique

Les larves Galleria Mellonella se nourrissent principalement de la cire et du miel des abeilles. Une étude scientifique a récemment démontré qu’elles étaient aussi capables d’ingérer une matière utilisée dans la fabrication de la plupart des emballages plastiques dans le monde : le polyéthylène.
Cette larve serait un des moyens les plus rapides et efficaces encore trouvés pour éliminer les emballages plastiques de nos océans mais présente aussi quelques points négatifs : en effet, si la dégradation du plastique se fait par la larve (et non pas par des enzymes se trouvant dans son corps), le nombre de larves à élever, pour avoir un effet conséquent sur la quantité de matière dans les océans, serait astronomique.
Or, Galleria Mellonella est une espèce nuisible aux abeilles, qui sont déjà en voie d’extinction, car elle détruit leurs ruches en se nourrissant de la cire qui les compose. Il est donc périlleux d’utiliser cette solution pour venir à bout de la pollution marine.

L’Oléo Sponge

Pour lutter contre les restes d’hydrocarbures laissés sur l’eau à la suite des marées noires, des chercheurs américains ont mis en place un système d’éponge capturant et retenant l’huile grâce à de l’oxyde de métal qui agit comme un aimant, sur lequel vient se fixer le pétrole. Elle fonctionne aussi bien à la surface de l’eau que sous l’eau et, surtout, est réutilisable car elle ne s’abîme pas lorsqu’on l’essore (même après des centaines de fois).

SOURCES:https://www.voseconomiesdenergie.fr/actualites/developpement-durable/solutions-pour-enlever-pollution-des-mers__01193,https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/idees-de-business/0602618110841-boyan-slat-repondre-a-l-urgence-sans-etre-dependant-des-volontes-politiques-334681.php,http://www.lenergiedavancer.com/pollution-marine-solutions-sauver-nos-oceans%E2%80%89/,https://www.consoglobe.com/une-larve-mangeuse-de-plastique-pour-depolluer-locean-cg,https://www.zerowastefrance.org/larves-mangeuses-plastique-miracle-arnaque/,https://www.bateaux.com/article/25521/l-oleo-sponge-une-eponge-nettoyer-oceans-marees-noires

Bien qu’il y ait encore de nombreuses solutions trouvées pour lutter contre les différents types de pollution, la plupart de ces innovations ne sont pas encore entièrement au point et sont très coûteuses, autant en termes de  recherches que dans leur installation. On constate tout de même d’énormes progrès dans la recherche, nous laissant espérer qu’un moyen fiable et durable sera trouvé d’ici peu pour réparer les dégâts causés par les multiples pollutions.

La pollution reste tout de même très marquée partout dans le monde, que cela soit en mer ou sur la terre. Ici, à Théas, des déchets sont retrouvés par terre tous les jours. Comment cela se fait-il, alors que notre génération est autant marquée et sensibilisée par la pollution ? Et que faire pour éviter cela ? Dans un prochain article, nous vous donnerons la parole pour avoir votre avis, à vous lycéens de Théas, sur la pollution et la gestion des déchets dans le lycée.

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